Immobilier : ce qui change en 2019

Article publié le 09 janvier 2019 - Actus de l'immobilier
Changements immobilier 2019

Une nouvelle année apporte souvent son lot de nouveautés, et 2019 ne fait pas exception. Le secteur de l’immobilier va notamment connaître de nombreux changements. AB Courtage, votre spécialiste du courtage en crédit immobilier, vous liste les principales mesures.

Le Crédit d'impôt transition énergétique maintenu

Destiné à financer des travaux d’économie d’énergie, le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est prolongé jusqu’au 31 décembre 2019. Depuis le 1er janvier, le remplacement des fenêtres à simple vitrage par des doubles, voire des triples vitrages, est à nouveau éligible au dispositif au taux de 15 %, avec un plafond de 100 euros par fenêtre. Tous les contribuables qu’ils soient imposables ou non peuvent bénéficier du CITE pour les fenêtres.

En outre, les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre au titre des coûts de main d’œuvre associés à l’installation d’équipements de chauffage utilisant des énergies renouvelables sont, quant à elles, éligibles au CITE à un taux de 30 %. Les frais de dépose d’une cuve à fioul le sont également au taux de 50 %. Le bénéfice du crédit d’impôt pour ces deux points est cependant soumis à condition de ressources (plafond fixé par décret).

L’éco-PTZ prolongé et étendu

Ce dispositif permet de financer les travaux de rénovation énergétique des logements. Il s’agit d’un prêt sans intérêts (jusqu’à 30 000 euros pour un même logement) accordé au propriétaire bailleur ou occupant d’un logement ancien (achevé depuis plus de deux ans) et au syndicat de copropriétaires. Il est prolongé jusqu’au 31 décembre 2021 et sa durée devrait être portée à 15 ans.

L’éco-PTZ nouvelle version est simplifié puisque, pour y avoir droit, il n’est plus nécessaire de lancer un "bouquet de travaux". Il faut simplement prévoir l’un des chantiers suivants : l’isolation du toit, l’isolation d’au moins 50 % des murs, l’isolation d’au moins 50 % des ouvertures et parois vitrées, le remplacement du chauffage ou du ballon d’eau chaude par un appareil plus performant, la mise en place d’un chauffage fonctionnant avec une énergie renouvelable et l’isolation des planchers bas.

Un nouveau dispositif d’investissement locatif

Depuis le 1er janvier, les personnes qui font l’acquisition d’un bien immobilier ancien, qui entreprennent des travaux de rénovation et le mettent en location peuvent bénéficier, grâce au dispositif "Denormandie ancien", d’une réduction fiscale. Cette dernière s’élève à 12 % du prix du bien pour une location pendant six ans, 18 % pour une location pendant neuf ans et 21 % pour une location pendant 12 ans, dans la limite de 63 000 euros de réduction fiscale totale. Les travaux réalisés doivent représenter 25 % du prix.

Pour pouvoir profiter de cette loi de défiscalisation, le logement acheté doit être situé dans l’une des 222 villes du plan Action cœur de ville, "où certains quartiers centraux sont dégradés, ou celles qui ont conclu une opération de revitalisation du territoire", précise le site investir.lesechos.fr. Vous pouvez retrouver la liste des communes concernées sur le site www.cohesion-territoires.gouv.fr.

Le chèque-énergie augmenté

Le chèque-énergie est une aide au paiement des dépenses d’énergie (factures d’électricité, de gaz, rénovation énergétique, etc.). Il est destiné aux ménages à revenus modestes. Depuis le 1er janvier, le plafond annuel d’attribution de ce dispositif passe de 7 700 euros à 10 700 euros de revenu fiscal de référence par unité de consommation. Ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de ménages éligibles au chèque-énergie de 3,8 millions en 2018 à 5,8 millions en 2019. Son montant varie, cette année, de 48 à 277 euros (contre 48 à 227 euros en 2018).

Les personnes éligibles recevront leur chèque-énergie automatiquement par courrier grâce aux informations transmises à l’administration fiscale. Il pourra servir à payer des factures jusqu’à fin avril 2020.

La taxe d’habitation réduite

En 2018, la baisse de la taxe d’habitation était de 30 %, cette année, elle grimpe à 65 %. Sont concernés par cette mesure, les contribuables qui ont déjà bénéficié de la précédente réduction, c’est-à-dire ceux dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 27 000 euros (35 000 euros pour une personne avec enfant, 43 000 euros pour un couple sans enfant, etc.). Ce qui représente 80 % des ménages. L’exonération totale pour ces contribuables devrait intervenir d’ici 2020. Pour les 20 % restants, la suppression devrait intervenir en 2021.

Sources : investir.lesechos.fr, franceinter.fr, service-public.fr, quelleenergie.fr, europe1.fr

© AB Courtage. Article écrit par Aurélie Pagny.
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