LE NOUVEL OBSERVATEUR - Avril 2008
[.] Le « ratio d'endettement », ce rapport entre remboursement et revenus, que les banques avaient fixé,
d'un commun accord, autour de 33 % était plus ou moins appliqué. Parce que seul un petit nombre de dossier était concernés.
Aujourd'hui, à cause de l'effet combiné de la hausse des prix et de la hausse des taux, la barre est régulièrement pulvérisée.
Illustration de ce couple qui gagne 3 000 euros net par mois. Il a raté l'achat l'an dernier d'une maison de 195 000 euros.
Aujourd'hui, il n'a plus les moyen de refaire la même opération [.]
[.] Les banques ont elle définitivement fermé boutique ? Certes, non ! Il ne faut pas s'imaginer que les banques puissent fermer le robinet du
crédit, qui reste leur meilleur argument pour attirer ces nouveaux clients dont elles sont si friandes. Toutes les études montrent que la
souscription d'un nouveau prêt immobilier reste le motif principal de changement d'établissement dans un cas sur deux. Elles sont donc
obligées de s'adapter à la nouvelle situation. [.] Dans ses agences AB Courtage, Le PDG d'AB Courtage fait le même constat « nos clients
sont presque étonnées que nous obtenions l'accord d'une banque ». Depuis le début de l'année, c'est sans doute moins difficile car les
banques sont reparties à la chasse au client. [.] il manquerait plus qu'une légère baisse des prix, finalement, pour que tout rentre dans
l'ordre..



