L'Expansion : Sept. 2008 (N°1915)
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Nous sommes confrontés à une véritable crise bancaire, avertit Ari Bitton, directeur associé d'AB Courtage. Les banques limitent les risques. D'abord parce qu'elles tablent sur une baisse presque de 15% des prix de l'immobilier. Ensuite parce qu'elles ont besoin de reconstituer leurs marges. Du coup, elles exigent un apport minimum de 10% du montant du bien hors frais de notaire, et se montrent beaucoup plus regardantes. Elles examinent soigneusement les relevés bancaires des six derniers mois et étudient à la loupe les contrats de travail des emprunteurs. Résultat : 7% des demandes de prêt sont rejetées, contgre 4% il y a un an. Et pour les prêt relais, les vannes du crédit sont littéralement fermées. Seuls les établissements spécialisés, type Crédit Foncier, s'y aventurent encore. Cette frilosité est incontestablement à l'origine du ralentissement du marché de l'immobilier. À cela s'ajoute la remontée des taux d'intérêt.


