Prêts immobiliers : des taux plancher au deuxième trimestre

Article publié le 20 juillet 2018 - Taux d'intérêt
maison-argent

Au deuxième trimestre, les taux des crédits immobiliers se sont affichés, en moyenne, à 1,45 % (hors assurances), contre 1,48 % lors des trois premiers mois de l’année, selon Crédit Logement. Les banques continuent d’être agressives pour capter toujours plus de nouveaux clients. Le point avec AB Courtage.

Des taux à 1,45 % en moyenne

Emprunter n’a jamais été aussi bon marché depuis deux ans ! C’est ce qui ressort du dernier observatoire Crédit Logement qui revient sur les conditions de crédit sur le deuxième trimestre 2018. En effet, les taux des crédits immobiliers se sont établis, en moyenne, à 1,45 % (hors assurance et coût des sûretés), alors qu’ils étaient à 1,48 % au premier trimestre et même à 1,52 % au quatrième trimestre 2017 ! "Depuis la fin de l’été 2017, souligne l’Observatoire, les taux diminuent de l’ordre de 1 point de base chaque mois".

Vive concurrence entre les banques

Ces conditions de crédits exceptionnelles sont possibles grâce, notamment, à la concurrence toujours très vive entre les banques pour capter de nouveaux clients, et notamment les primo-accédants. "Face à une demande qui s’est affaiblie au cours de l’été 2017 et afin de limiter l’impact de la dégradation des soutiens publics à la primo-accession, la plupart des établissements de crédit ont amélioré les conditions des prêts qu’ils proposent aux ménages modestes", détaille Crédit Logement.

Des durées d’emprunt plus longues

L’allongement de la durée d’emprunt est l’un de ces leviers. Au deuxième trimestre, la durée des prêts accordés était de 221 mois en moyenne. Pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène, il faut savoir que début 2014, la durée d’emprunt était de 204 mois. En quatre ans, elle s’est donc accrue de 17 mois. "Les établissements de crédits ont ainsi amorti les conséquences de la dégradation des soutiens publics sur la solvabilité des ménages modestes […] qui peuvent continuer à réaliser leurs projets grâce à des prêts accordés sur des durées plus longues", explique l’Observatoire.

Cependant, nuance Crédit Logement, ces conditions de crédit exceptionnelles ne suffisent plus à compenser la détérioration de la solvabilité de la demande, provoquée par la hausse des prix de l’immobilier. Depuis avril, "la tendance baissière du marché persiste : avec en juin, -3,2 % pour la production, et -8,5 % pour le nombre de prêts bancaires accordés".

Sources : www.lobservatoirecreditlogement.fr

© AB Courtage. Article écrit par Aurélie Pagny.
Partager sur :