Immobilier : une baisse des prix annoncée ?

Mise à jour le 14 mars 2018 - Actus de l'immobilier
Article publié le 21 février 2018
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Bordeaux, Lyon, Nantes... le point commun entre ces villes ? Une forte augmentation des prix de l’immobilier en 2017. Seulement cette montée en puissance devrait se calmer en 2018.

2017, l’année record

Si on revient sur le marché de l’immobilier, on s’aperçoit que près d’un million de transactions ont eu lieu en 2017. Les taux d’emprunt sont, en effet, restés relativement stables. De plus, cette année faste est amplifiée par la baisse du chômage en France. D’autres villes ont même bénéficié d’avantages notables, c’est le cas de Bordeaux et la construction du TGV Atlantique (+ 12,7 % d’augmentation du prix des biens). La rénovation de plusieurs quartiers de la ville de Saint-Étienne a eu également pour effet d’augmenter les prix des logements de 6,9 %. Lyon, Nantes et Strasbourg ont également profité d’une spirale positive en termes de transactions. Mais le plafond de verre est probablement atteint. Le pouls du marché de la pierre ralentit et la progression des ventes de logements est en régression depuis l’automne dernier.

L’essoufflement du marché en 2018

Dans certaines villes, on constate que le marché se fige, voire régresse. Au Mans, par exemple, ou bien encore Nîmes ou Tours où le ralentissement de l’activité se fait sentir. Dans les villes à forte attractivité, comme Lyon et Lille, les prix se stabilisent. Dans les communes de Limoges, Besançon et Mulhouse, la baisse atteint les 3 %. Même le marché parisien accuse le coup avec un ralentissement de la hausse annuelle.

Malgré ce constat, la baisse des prix à l’échelle nationale est à proscrire. Le seul cas où l’effet pourrait concerner l’ensemble du pays serait un affolement des taux de crédit . Actuellement, les taux actuels permettent de réaliser une capacité d’emprunt de 210 000 euros, ce qui correspond au prix moyen d’acquisition d’un logement ancien. Sauf grosse surprise, le volume des transactions immobilières devrait se tasser cette année pour retomber à 900 000 ventes. L’avantage est du côté des acheteurs. Ces derniers pourront obtenir de grandes marges de négociations. Elles se sont établies à un peu plus de 4 % en moyenne, tous biens confondus en janvier.

Sources : pap.fr, boursorama.com

© AB Courtage. Article écrit par Cédrik Jagou.
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