L’ABC des taux d’octobre 2017

Mise à jour le 10 octobre 2017 - Taux d'intérêt
Article publié le 05 octobre 2017
abc-taux-octobre

Pas de mauvaise surprise du côté des taux des crédits immobiliers en octobre. Selon les premières grilles reçues au début du mois, la stabilité est en effet encore de mise. En moyenne au niveau national, ils s’affichent ainsi à 1,15 % sur 15 ans, à 1,39 % sur 20 ans et à 1,67 % sur 25 ans. Mais, en région, il est possible d’obtenir des conditions d’emprunt encore plus favorables. C’est notamment le cas dans le Nord Ouest, où AB Courtage est parvenu à négocier un taux d’intérêt de 1,15 % sur 15 ans, de 1,35 % sur 20 ans et de 1,55 % sur 25 ans.

L’un des indicateurs que les banques regardent avec attention est le taux de l’OAT 10 ans. Ce dernier se situe depuis plusieurs semaines sous la barre des 0,80 %, offrant ainsi des conditions de taux privilégiées aux emprunteurs.

Quelle politique pour la BCE ?

Mais jusqu’à quand ? La Banque centrale européenne continue de soutenir l’économie de la zone euro, en laissant son principal taux directeur à zéro et en conservant son programme massif de rachat de dettes publiques et privées. La décision quant au maintien de ce programme devrait intervenir d’ici à fin octobre. Mais la fin de cette politique accommodante pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt que les établissements répercuteraient probablement sur leurs propres barèmes.

Le PTZ prolongé

D’autres incertitudes pèsent sur le marché de l’immobilier. Le gouvernement a en effet récemment dévoilé les grandes lignes de son plan logement. Le but ? Encourager la construction afin de faire baisser les prix à la vente et à la location, et ainsi régler la crise du logement. Le prêt à taux zéro, qui a bénéficié à 120 000 ménages en 2016, va ainsi être prolongé pendant quatre ans. Seul problème, le dispositif pourrait n'être réduit qu'aux zones A et B1. Autrement dit, il ne sera accordé qu’aux personnes ayant un projet immobilier dans une zone dite tendue. Les plafonds de ressources pour être éligible à ce dispositif devraient également être revus. À noter qu’Emmanuel Macron a légèrement assoupli sa position vendredi dernier, lors de la convention triennale réunissant le monde du bâtiment, pour les zones B2 et C, exclues initialement du plan logement.

 

Le recentrage du dispositif PTZ risque, de fait, d’exclure un certain nombre de ménages des possibilités d’accession à la propriété. L’ensemble des professionnels de l’immobilier (constructeurs, promoteurs, courtiers) entreprend différentes actions pour sensibiliser le gouvernement à la nécessité de reconduire les conditions actuelles. Cela étant, les ménages souhaitant réaliser un projet d’acquisition et éligibles au PTZ 2017, ont tout intérêt à profiter des conditions de taux particulièrement attractives que nous pouvons obtenir actuellement, souligne Éric Debèse, directeur général délégué d’AB Courtage.

 

Des zones géographiques restreintes

De même, l’investissement locatif Pinel est lui aussi reconduit pendant quatre ans. Et comme le PTZ, il a été retoqué et réduit géographiquement aux seules zones A, A bis et B1. L’objectif étant d’éviter, dans certaines communes, la construction d’une multitude de logements qui ne trouveraient pas preneurs.

Si l’année 2017 promet d’être un excellent cru - il y a eu un peu plus de 900 000 transactions dans l’ancien - il est difficile d’imaginer ce qu’il en sera pour 2018. Il est en effet regrettable que le plan logement tel que prévu par le gouvernement ne limite les différentes aides qu’aux seules zones tendues.

© AB Courtage. Article écrit par Aurélie Pagny.
Partager sur :